Souffrez-vous du syndrome de la grenouille ?

Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continu de nager. La température continue de grimper. L’eau est maintenant chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant.

L’eau est cette fois vraiment chaude; la grenouille commence a trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température continue de monter, jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50 degrés, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l’aurait éjectée aussitôt de la marmite.

C’est ce qu’on appelle: l’allégorie de la grenouille ou encore le syndrome de la grenouille. C’est l’illustration de l’accoutumance, ou l’habituation.

Les conséquences du syndrome de la grenouille

Cette thèse se fonde sur l’idée que si l’on plongeait subitement une grenouille dans de l’eau chaude, elle s’échapperait d’un bond. Alors que si on la plongeait dans l’eau froide et qu’on portait très progressivement l’eau à ébullition, la grenouille s’engourdirait ou s’habituerait à la température et finirait ébouillantée.

Il se trouve, que nous les humains, nous réagissons de la même façon…

Voici quelques exemples pour comprendre:

Un fumeur qui commence à une cigarette par jour, pour augmenter la dose progressivement jusqu’à un paquet par jour, pour finir avec un cancer du poumon.

Une personne qui arrête de progressivement le sport, jusqu’à mener une vie de sédentaire et devenir en surpoids.

Quelqu’un qui accepte un travail qui ne lui plait pas, et y reste jusqu’à se retrouver prisonnier de ce poste.

Un dépensier chronique qui dépense de plus en plus son argent dans des choses futiles, jusqu’à se retrouver endetté.

Le système financier qui se permet de prendre des risques de plus en plus grands, jusqu’à provoquer une crise mondiale.

La société qui accepte progressivement des choses, alors qu’elles auraient été intolérables il y a 20 ans.

En gros vous l’aurez compris, le syndrome de la grenouille, c’est laisser aller des petites mauvaises habitudes, jusqu’à ce que celles-ci prennent une ampleur telle, qu’elles nous emprisonnent. On retrouve cela beaucoup dans les addictions ou les dépressions.

Plus on accepte une mauvaise habitude progressivement, plus un retour en arrière devient difficile.

Comment réagir ?

Dans un premier temps, l’idéal est de ne pas commencer quelque chose, qui vous le savez, risque de vous nuire, sur le long terme.

Dès que vous commencez une petite mauvaise habitude, changez là ou supprimez là avant que celle-ci ne vous bouffe.

N’acceptez pas les choses (même petites) qui vont à l’encontre de vos valeurs, de vos désirs et de vos ambitions. Car vous risquez de peu à peu vous creuser un trou sous vos pieds, qui deviendra de plus en plus profond, et qui deviendra votre prison… ou votre tombe.

Si vous êtes déjà dans ce trou, il va falloir adopter le processus inverse, c’est-à-dire diminuer progressivement la mauvaise habitude qui vous ronge.

Ne le faites pas d’un coup, vous risquez de perdre des plumes. Cette fois-ci, faites diminuer progressivement la température de l’eau, pour éviter l’hydrocution.

D’ailleurs, dans «5 jours pour faire votre révolution positive» je vous donne la méthode étape par étape la plus efficace pour changer vos mauvaises habitudes pour de bon.

Donc soyez conscient de ce phénomène, prenez du recule sur vos habitudes ou situations qui se dégradent progressivement, ne vous laissez pas piéger.

Contrairement à la grenouille, vous avez le pouvoir de changer, profitez-en !

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