Vous souffrez ? vous avez du mal ? Vous pensez que le sort s’acharne sur vous ? Vous n’êtes pas le seul…

Kisagotami était la fille d’un homme riche de Savatthi ; on la connaissait sous le nom de Kisagotami à cause de son corps svelte. Kisagotami était mariée à un jeune homme riche et ils avaient un fils. Le garçon mourut alors qu’il n’était qu’un bébé faisant ses premiers pas et Kisagotami fut frappée par le chagrin.
Portant la dépouille de son fils, elle errait en demandant un remède qui rendrait la vie à son fils à
tous les passants qu’elle rencontrait. Les gens commençaient à penser qu’elle était devenue folle.
Mais un homme sage voyant son état pensa qu’il devait l’aider, aussi lui dit-il :
« Le Bouddha est la personne que vous devriez approcher. Il a le remède que vous voulez. Allez Le voir. »
Elle alla donc trouver le Bouddha et lui demanda de lui donner le remède qui rendrait la vie à
son fils.
Le Bouddha lui demanda de rapporter des graines de moutarde d’une maison qui n’avait pas
encore connu la mort.
Serrant l’enfant mort contre son sein, Kisagotami alla de maison en maison en demandant des graines de moutarde. Tout le monde désirait l’aider, mais elle ne put trouver une seule maison que la mort n’avait pas touchée. Elle réalisa alors que sa famille n’était pas la seule famille qui avait du faire face à la mort et qu’il y avait plus de personnes mortes que de vivantes. Dès qu’elle comprit ceci, son attitude envers son fils défunt changea ; elle ne fut plus attachée à sa dépouille. Elle déposa le cadavre dans la jungle, retourna auprès du Bouddha et rapporta qu’elle n’avait pu trouver aucune maison où la mort n’était pas survenue.
« Tu n’as pas reçu la moindre graine de moutarde ? »
« Non, Vénérable. Dans chaque village, les morts sont plus nombreux que les vivants. »
Le Bouddha dit : « Vainement imaginais-tu être la seule à avoir perdu un enfant. Mais tous les êtres vivants sont soumis à une loi immuable qui est celle-ci : le prince de la mort, tel un torrent furieux, emporte tous les êtres vivants dans l’océan de la destruction, avec leurs désirs toujours insatisfaits. Gotami, tu pensais être la seule à avoir perdu un fils. Comme tu l’as maintenant compris, la mort échoit à tous les êtres ; avant que leurs désirs ne soient satisfaits, la mort les emporte. »
En entendant cela, Kisagotami réalisa pleinement l’impermanence de toutes choses. […]

La mort est une étape qui touche tous les humains. Nous sommes impuissants face à la mort ; regarder la mort en face nous invite à savourer chaque instant de la vie et à développer la compassion envers autrui.

Cela est valable pour bien d’autres difficultés de la vie:

  • La perte
  • La séparation
  • Le chagrin

Nous le vivons tous à un moment ou un autre, à nous de faire preuve de résilience et d’avancer. Nous sommes tous égaux face à ce qui peut arriver, mais seules nos pensées peuvent changer notre rapport face à ces difficultés.

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