Après une petite série d’articles sur la Thaïlande, voici un petit conte Thaïlandais qui vous fera réfléchir…

Il y avait une fois une grenouille qui vivait près d’un monastère. Elle regardait les moines vaquer à leurs tâches quotidiennes, études et autres méditations, sans oublier d’aller chaque matin mendier leur nourriture au village. La grenouille se disait que c’était là une belle vie, pas besoin de travailler ni de cultiver le riz, aucune inquiétude pour le pain quotidien, et elle se prenait à rêver de pouvoir être moine.

Un jour, elle vit les poulets auxquels les moines distribuaient les restes de riz. Finalement, cette vie-là était encore mieux : les volailles étaient nourries sans même avoir la peine de quelques heures d’études journalières. La grenouille se serait bien vue poulet, jusqu’au lendemain où elle vit un chien chasser la volaille en aboyant, et elle se mit à espérer pouvoir être un chien.

Un autre jour, un farang (un occidental) vint au monastère. Il jeta une pierre vers le chien qui s’enfuit à toutes jambes. La grenouille admira soudain la vie de farang : des gens riches, avec une bonne vie. Mais elle vit alors le farang s’enfuit devant un nuage de mouches tourbillonnant autour d’un tas d’ordures. Si le farang avait peur des mouches, se dit la grenouille, alors il valait mieux être une mouche. Après tout, voilà un animal dont tout le monde avait peur et qui volait très vite.

La grenouille se perdait dans toutes ces réflexions lorsque soudain, par réflexe, elle happa avec sa langue une mouche qui passait. En fin de compte, pensa-t-elle en se régalant, elle était aussi bien dans sa peau de grenouille !

Et c’est à cet instant qu’un serviteur du temple la tua d’un coup de bâton et l’emmena chez lui pour son dîner.

Comme d’habitude, je vous laisse faire votre propre interprétation 🙂

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